vendredi 30 mars 2007

Le Come Back

Music and Lyrics

Alex Fletcher (Hugh Grant) fut connu dans les années 80 pour avoir chanté dans le groupe Pop ! 20 ans après c’est un has been qui chante dans les foires agricoles. Mais il tient sa dernière chance : écrire un duo pour une pop star très en vogue (type Brittney Spears ou Shakira). Alors qu’il est à court d’inspiration, il rencontre Sophie Fisher (Drew Barrymore), la jeune fille qui arrose les plantes de son appartement, et qui semble être une poétesse née.


Un film de Marc Lawrence, avec Hugh Grant, Drew Barrymore


Bon, OK ! C’est une petite comédie sentimentale. Et alors ? Si c’est bien fait ? Car on se laisse facilement emporter par la légèreté de cette histoire d’amour entre la star et sa nouvelle muse. On a toute les ficelles : il veut qu’elle écrive, elle ne s’en sent pas capable. Ils écrivent finalement ensemble, mais ils tombent amoureux. Ils se disputent, alors il va tenter de la reconquérir. Rien de nouveau dans cette histoire.
Si Hugh Grant se cantonne dans ce type rôle (4 mariage, un enterrement ; Coup de Foudre à Notting Hill…), ici il accepte son âge. Du coup on découvre l’acteur vieilli puisque moins maquillé. Drew Barrymore est fraîche et très simple dans un rôle de fille un peu gauche qui aurai pu être sur joué. La jeune pop star, Cora Corman, est interprétée par Haley Bennett, une toute jeune actrice (vue dans le Collège) au physique de blonde un peu fade qui colle parfaitement au personnage.
Enfin, une mention spéciale pour l’introduction où l’on voit un clip de Pop !, Goes My Heart. Tous les clichés du genre sont là : les costumes, les coupes de cheveux, la chorégraphie (avec le terrible déhanché qu’il m’ont volé !), le petit scénario du chanteur amoureux qui se fait plaquer, les prises de vue stroboscopiques… On pense au clip de Take on Me d’A-Ha.
Quand on a connu cette époque, on ne peut qu’être touché par la nostalgie !


Back to the 80’s !


Après une vague intello dans les années 70, le cinéma populaire des années 80 avait pour seul et unique objectif : divertir le public. Les artistes nous ont alors pondu des scénarios abracadabrantesques, et des acteurs médiocres ont connu leur heure de gloire. Aujourd’hui, on range tous ces films dans une catégorie : les nanards.
Mais d’autres films vont rester dans la légende. Alors non, les Ewoks ce N’est PAS un incontournable des années 80. Pour ma part, ça serait :

- SOS Fantômes:
A New-York, 4 scientifiques farfelus vont lutter contre une invasion de fantômes.
Un film qui a rythmé mon enfance : de l’action, de l’humour, des effets spéciaux (qui ont pris quelques rides mais ça leur donne du charme), des personnages complètement déjantés, notamment Peter interprété par ce clown triste de Bill Murray. On peut encore entendre en boite la musique de Ray Parker Jr : Who you gonna call ? GHOSTBUSTER !!!


A Noter: En 2001, une suite était prévue, Dan Aykroyd (l'un des trois chasseurs et créateur de la saga) était plutôt satisfait du script. Seulement Bill Murray n'était pas trop chaud. Cette année, l'info tombe: il y aura bien un SOS Fantômes 3: Hellbent. Synopsis: Alors que le Dr Peter Venkman (B. Murray) quitte le groupe, une horde de démons surgit d'une porte de l'Enfer. Les Ghostbusters engagent de juenes recrues et s'engouffrent dans cet Enfer qui n'est qu'une version apocalyptique de Manhattan et où le Paradis se trouve sur le Pont Georges Washington... (Source: Allocine.fr)
Il serait probable que l'ensemble du film soit en images de synthèses...


Gremlins:
A Noël, un inventeur achète chez un vieil antiquaire chinois Gizmo, un petit mogwaï. Seulement pour entretenir une tel animal, il faut respecter 3 règles : ne pas l’exposer à la lumière, ne pas le mouiller, et surtout, SURTOUT, ne pas lui donner à manger après minuit. Bien sûr elles vont toutes être transgressées pour le plus grand plaisir des spectateurs.
Un film également délirant, avec une suite encore plus dingue !





Indiana Jones:
Entamées avec Les Aventuriers de l’Arche Perdue, la trilogie (future quadrilogie) de l’explorateur aventurier a érigé une véritable statue au milieu de la place des films d’aventure. De l’action, de l’humour, un héro charismatique qui aurai dû être incarné par Tom Selleck, alias Magnum à la télé, mais qui était lié à la série par contrat. Finalement Harrison Ford a su parfaitement donner vie au personnage né de l’imagination de Lucas et Spielberg.

En attendant le quatrième...


E.T. l'extra-terrestre:

Pas la peine de revenir sur ce petit extra-terrestre rigolo et émouvant à la fois. Spielberg utilise les ficelles de l’amitié malgré les différences dans une histoire qui a fait fondre toute une génération de spectateurs. Aujourd’hui le film a quand même bien vieilli, mais il reste LE film des années 80 destiné à un jeune public.







Retour Vers le Futur:
Le Docteur Emmett Brown (Christopher Lloyd) a créé une machine à remonter le temps. Il la présente à son jeune ami Marty McFly (Michaël J. Fox) qui sera contraint de l’utiliser pour fuir des terroristes. Le jeune homme se retrouve en 1955 où il va bouleverser le passé de toute sa famille.
Encore beaucoup d’humour mêlée à de l’action et des effets spéciaux, ce qui sera très à la mode dans les films grands publics des années 80 (mais qui aura tendance à lasser ensuite). Ici le thème du voyage dans le temps est excellemment exploité par Zemeckis.


Et donc trois grand réalisateurs : Ivan Reitman, Robert Zemeckis, Steven Spielberg. Depuis, soit ils se sont fait oublier, soit ils ont fait de la daube (je pense surtout au troisième).
Pour finir une mention spéciale pour un grand compositeur de bandes originales :
John Williams : Les Dents de la Mer, La Guerre des Etoiles, Superman, E.T., Indiana Jones, et plus récemment Harry Potter…

mercredi 28 mars 2007

La Cité Interdite

La malédiction du chrysanthème

Chine, Xème siècle, Dynastie Tang. De retour à la Cité interdite après une longue absence, l'Empereur découvre qu'un complot se trame au coeur même de son palais. Les dangereuses alliances et les manipulations des conspirateurs n'ont qu'un seul but : prendre le pouvoir du plus grand Empire au monde. La trahison viendra de l'intérieur : une rébellion menée par la reine elle-même. (Source : allocine.fr)

Un film de Zhang Yimou, avec Gong Li, Chow Youn-Fat, Jay Chou
J’ai vraiment apprécié la Cité Interdite, plus que Le Secret des Poignards Volant. Pourtant, c’est loin d’être le meilleur film de Zhang Yimou.

Le réalisateur : né en 1950, Zhang Yimou est devenu mondialement célèbre avec Adieu ma Concubine, un film sur l’opéra chinois, où il met en scène sa merveilleuse femme Gong Li. Il enchaîne ensuite avec Vivre.
Plutôt tourné vers les drames, ce n’est qu’en 2003 qu’il se lance dans le wu xian pian, le film d’action traditionnel chinois, avec Hero, puis le Secret des Poignards Volants.


Troisième film du genre du réalisateur, la Cité Interdite est loin de répondre à toutes les attentes. Dans tous ses films, Zhang Yimou met en avant une couleur : rouge pour Hero, vert pour le Secret… Ici c’est donc l’or qui prime, ce qui est moins évident à mettre en scène. Pour trancher, on peut voir par exemple des dégradés de couleurs fluo, en vert ou en mauve, et finalement le décor peut parfois faire penser à un resto chinois bien kitsch. On a tout de même droit à un final argent contre or qui a le mérite de se terminer en boucherie.

Ensuite les chorégraphies sont loin d’être aussi époustouflantes que dans ses précédents opus. Le combat d’ouverture entre l’Empereur et son fils n’en est pas moins magnifique, mais on reste sur sa faim. Car avant tout, c’est le drame qui prime, malgré une histoire dont les rebondissements se devinent aisément.

A sa décharge, l’histoire est vraiment prenante, on est soufflé par cette course au pouvoir avec tous ses éléments qui en font un drame digne de Racine ou Corneille : trahison, secrets, inceste, empoisonnement…
Et une mention pour les costumes qui sont des répliques exactes d’originaux. Imaginez le poids sur les épaules des acteurs (et le nombre de lingots fondus pour les faire !)



Que dire pour conclure ? J’ai adoré ce film dont l’histoire est moins guimauve que dans les précédents wu xian pian de Zhang Yimou, malgré un visuel vraiment décevant.

lundi 19 mars 2007

La Vie des Autres

Allemagne de l’Est, 1984. Un membre du gouvernement, amant d’une actrice, veut compromettre le mari de celle-ci, un écrivain en apparence non engagé. Il décide de mettre le couple sur écoute. Un employé modèle de la Stasi va se charger de cette mission et va s’attacher à ces individus au risque de compromettre son travail.

Un film allemand de Florian Henckel Von Donnersmarck
Avec Thomas Thieme, Martina Gedeck, Ulrich Mühe



Un film poignant qui nous montre une facette des horreurs du communisme encore très présent dans les mémoires en Europe de l’Est. On a du mal à s’imaginer cela si proche de nous, tant géographiquement qu’historiquement puisque nous étions déjà nés pour la plupart.


On a vraiment le sentiment de suivre une fin de Seconde guerre mondiale qui s’éternise.
L’acteur principal ressemble à s’y méprendre à Kevin Spacey et il est tout aussi bon acteur. La réalisation est sobre et sert utilement une histoire à la grande sensibilité. Il n'y a pas de violence, la torture est avant tout psychologique (cf l'interrogatoire au début où le prévenu reste assis 40 heures sans dormir), et le film se base surtout sur des sentiments: l'amour dans le couple, la résistance face à l'oppression et la censure, le sens du devoir mis en danger par l'affection que porte l'officier aux personnes qu'il met sur écoute et également pour l'artiste face à la censure...
Sans rien dévoiler, la fin m'a bouleversé, ce qui est assez rare au cinéma. La simplicité de ce film par rapport à l'histoire qu'il porte (on peut même dire l'Histoire) y fait pour beaucoup.

A voir de toute urgence si vous le trouvez encore en salle !!!

samedi 3 mars 2007

Pars vite et reviens tard

A Paris : une personne anonyme envoi des messages prédisant un grand malheur qui s’abattra sur la capitale. Des corps sont retrouvés, vraisemblablement porteurs de la peste. Le Commissaire Adamsberg (José Garcia) mène l’enquête…


Un bon petit polar à la française réalisé par Regis Wargnier, avec José Garcia, Lucas Belvaux, Marie Gillain, Michel Serrault.
Très bien réalisé, avec des belles vues de Paris, mais parfois mal joué, surtout au début du film. On se laisse quand même porter par cette enquête digne d’un des meilleurs épisodes de Navarro.
Je n’ai pas lu le livre de Fred Vargas dont est tiré le film. Il parait que pour l’adaptation il n’a pas été fait que des choix judicieux. On peut deviner trop facilement qui est le « Semeur », celui ou celle qui dissémine la maladie, mais il reste quelques rebondissements intéressants.
Un bon film français, un travail soigné et de qualité, mais sans plus…

mercredi 28 février 2007

César et Oscar sont sur un bateau...

Ce week-end se sont déroulées deux cérémonies importantes dans le monde du cinéma. Le Césars en France, puis les Oscars aux USA.
Retour sur ces deux événements :


Les Césars

La 32e édition d’une cérémonie aussi pompeuse et ennuyeuse que la plupart des films qu’elle récompense, orchestrée par des professionnels du cinéma français sans originalité.
Pourquoi tant de haine ? Parce qu’une grande partie du public français (et même mondial) pense les artistes français n’ont pas de talent. Ils n’ont surtout pas de moyens, l’argent est distribué selon les préférences (ce que l’on appelle couramment le piston) et non en fonction des compétences. Les producteurs sont les premiers à tuer le cinéma français en donnant de petits budgets pour de petites recettes, ou alors pour pondre des films dits « familiaux » sans originalité et remplis d’humour façon tarte à la crème. Comme dans d’autres domaines, notamment l’industrie, les cerveaux du cinéma français est en fuite vers l’étranger…
Passé ce coup de gueule qui me tient à cœur, revenons au palmarès :


Meilleur film français de l'année : Lady Chatterley

Meilleur réalisateur : Guillaume Canet (Ne le dis à personne)
Meilleur acteur : François Cluzet (Ne le dis à personne)
Meilleure actrice : Marina Hands (Lady Chatterley)
Meilleur acteur dans un second rôle : Kad (Je vais bien, ne t'en fais pas)
Meilleure actrice dans un second rôle : Valérie Lemercier (Fauteuils d'orchestre)
Meilleur jeune espoir masculin : Malik Zidi (Les Amitiés maléfiques)
Meilleur jeune espoir féminin : Mélanie Laurent (Je vais bien, ne t'en fais pas)
Meilleure première oeuvre : Je vous trouve très beau
Meilleur scénario original : Rachid Bouchareb et Olivier Lorelle (Indigènes)
Meilleure adaptation : Pascale Ferran, Pierre Trividic et Roger Bohbot (Lady Chatterley)
Meilleure musique écrite pour un film : M (Ne le dis à personne)
Meilleure photographie : Julien Hirsch (Lady Chatterley)
Meilleurs décors : Maamar Ech Cheikh pour OSS 117
Meilleur son : François Musy et Gabriel Hafner (Quand j'étais chanteur)
Meilleurs costumes : Marie-Claude Altot (Lady Chatterley)
Meilleur montage : Hervé de Luze (Ne le dis à personne)
Meilleur film documentaire : Dans la peau de Chirac de Karl Zéro et Michel Royer
Meilleur court métrage : Fais de beaux rêves de Marilyne Canto
Meilleur film étranger : Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris

Les grands gagnants : Lady Chatterley (5 prix, dont Meilleur Film) et Ne le dis à personne (4 prix).

Mention spéciale pour Little Miss Sunshine, un de mes films favoris de 2006.


Les Oscars
On passe d’un extrême à l’autre. D’un côté des intellectuels snobinards, ici le commercial sacralisé.


Meilleur film : Les Infiltrés de Martin Scorsese

Meilleur réalisateur : Martin Scorsese (Les Infiltrés)
Meilleur acteur : Forest Whitaker (Le Dernier roi d'Ecosse)
Meilleure actrice : Helen Mirren (The Queen)
Meilleur acteur dans un second rôle : Alan Arkin (Little Miss Sunshine)
Meilleure actrice dans un second rôle : Jennifer Hudson (Dreamgirls)
Meilleur scénario original : Little Miss Sunshine (Michael Arndt)
Meilleur scénario adapté : Les Infiltrés (William Monahan)
Meilleure photographie : Le Labyrinthe de Pan (Guillermo Navarro)
Meilleur montage : Les Infiltrés (Thelma Schoonmaker)
Meilleurs décors : Le Labyrinthe de Pan (Eugenio Caballero & Pilar Revuelta)
Meilleurs costumes : Marie-Antoinette (Milena Canonero)
Meilleure musique : Babel (Gustavo Santaolalla)
Meilleure chanson : "I need to wake up" - Une vérité qui dérange (Melissa Etheridge)
Meilleurs maquillages : Le Labyrinthe de Pan (David Martí & Montse Ribé)
Meilleur son : Dreamgirls (Michael Minkler, Bob Beemer & Willie D. Burton)
Meilleur montage sonore : Lettres d'Iwo Jima (Alan Robert Murray & Bub Asman)
Meilleurs effets visuels : Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit (John Knoll, Hal T. Hickel, Charles Gibson & Allen Hall)
Meilleur film d'animation : Happy Feet de George Miller
Meilleur documentaire : Une vérité qui dérange de Davis Guggenheim
Meilleur court métrage : West Bank Story
Meilleur court métrage documentaire : The Blood of Yingzhou District
Meilleur court métrage d'animation : The Danish Poet
Meilleur film étranger : La Vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck

Le grand gagnant de la soirée est donc Les Infiltrés (Martin Scorsese), remake du film japonais Infernal Affairs.

On retrouve également dans ce palmarès de très bons films: Le Labyrinthe de Pan, Little Miss Sunshine, Happy Feet, Babel, La Vie des Autres... Et les meilleurs effets visuels sont justement attribués à Pirates des Caraïbes 2: même si je n'ai pas apprécié le film, il est vrai que les effets y sont bluffants.

mercredi 21 février 2007

Nosferatu

Eine Symphonie des Grauens

Hutter est un jeune clerc de notaire qui est envoyé dans les Carpates afin de conclure la vente d’une maison abandonnée à un Comte mystérieux, Orlock (Max Schreck), vivant dans un château lugubre.


Un film allemand de Friedrich-Wilhelm Murnau tourné en 1922.

Première adaptation du roman de Bram Stocker (publié en 1897), le Nosferatu de Murnau est également un des premiers films d’horreur et une œuvre majeure du cinéma expressionniste allemand.


















Qu’est ce que l’expressionnisme ? Mouvement artistique du début du XXe siècle, les profanes le reconnaissent au cinéma par ses acteurs avec de grosses cernes qui écarquillent les yeux d’effroi alors qu’une ombre gigantesque se profile derrière eux. D’après Wikipedia.fr : « L'expressionnisme est la projection d'une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont souvent basées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive. » [l'article complet ici] C’est un style qui a marqué profondément le cinéma. On compte parmi ses maîtres Murnau, Fritz Lang (Métropolis, M le Maudit…) ou encore Paul Leni, Paul Wegener…

Nosferatu est avant tout la meilleure adaptation de Dracula, que je place facilement devant celle de Coppola (avec l’excellent Gary Oldman dans le rôle du vampire) qui tend trop vers le romantisme et dénature l’esprit original du livre pour faire du Arlequin fantastique à la Anne Rice. Alors pourquoi le film ne s’appelle-t-il pas tout simplement Dracula ? Parce que la femme de Bram Stocker a refusé de céder les droits. Murnau aurait donc repris un terme roumain signifiant le « non fini », soit le « non mort ». Ce film crée aussi le mythe du Soleil tueur de vampire puisqu’ Orlock ne se promène que la nuit alors que le Dracula de Stocker ne craint pas la lumière naturelle.

A noter enfin différents films tournant autour de cette adaptation :
- Nosferatu, fantôme de la nuit, le remake de 1979 avec le charismatique Klaus Kinski dans le rôle du vampire et Isabelle Adjani.
- L’Ombre du vampire, adaptation romancée du tournage du film de 1922 qui reprend la légende selon laquelle Max Schreck (aucun lien de parenté) serait un véritable vampire.

jeudi 8 février 2007

Cashback

Donnez de la beauté au temps


Ben (Sean Biggerstaff, vu dans les Harry Potter) est un étudiant aux Beaux-Arts qui vient de se faire plaquer. Cette rupture provoque chez lui une crise d'insomnie qu'il compte faire fructifier en devenant magasinier de nuit dans un supermarché. Pour passer le temps, il se laisse aller à la contemplation et à la mélancolie...

Premier long métrage de Sean Ellis, photographe de mode, qui reprend la trame d'un court métrage de 2004.


Un film moyennement bien accueilli par la critique, et pour cause: le scénario n'est pas très développé. On est ici plus dans une recherche esthétique, un véritable travail de l'image, à travers les interrogations et les fantasmes du héros. Dans un premier temps, l'affiche peut choquer. On pourrait même penser à de la provoc'. Pourtant la nudité et l'érotisme tient une place importante dans le film, notamment quand Ben suspend le temps pour peindre les clientes du supermarché, qu'il prend soin de rhabiller respectueusement, avant de laisser à nouveau le temps s'écouler dans l'ennui et les remords de sa rupture.

On se retrouve dans cette galerie de personnages, ainsi que dans leurs différentes expériences. Notamment la découverte de la sexualité et des particularités du corps du sexe opposé nous rappelle de bons/mauvais (rayer la mention inutile) souvenirs.

A noter enfin que les enfants choisis pour les séquences de flashback ressemblent vraiment aux acteurs principaux.
Bref, la poésie de ce film m'a complètement emballé, et si vous le trouvez encore à l'affiche, n'hésitez pas !









jeudi 18 janvier 2007

The Rocky Horror Picture Show


Brad et Janett (Susan Sarandon) sont deux amoureux bien niaiseux. Pour fêter leurs fiançailles, ils décident d’aller chez leur professeur de lycée préféré. Seulement en route, un pneu crève. Les tourtereaux se retrouvent abandonnés sous la pluie, avec pour seul refuge un manoir lugubre.
Dans ce manoir, la fête bat son plein : le propriétaire des lieux, le professeur Franck N’Furter (Tim Curry), travesti de son état, va présenter à ses invités, tous plus étranges les uns que les autres, sa dernière création : un homme parfait, l’amant idéal…

Un film de Jim Sharman, d’après une comédie musicale de Richard O’Brian (Rif Raf dans le film).


Véritable OVNI du cinéma des années 70, ce film est devenu culte notamment grâce à ces séances qui se déroulent tous les week-end dans de nombreux pays où tous les fans se réunissent habillés comme les protagonistes du film pour revivre à chaque fois « l’émotion ». Car malgré un scénario tout droit tiré des séries Z (travestis, créature frankensteinesque, extra-terrestres…), le délire porté par une musique d’O’Brian, très rock , a sauvé ce film de la catégorie des nanards.
Depuis, ce film est devenu LE document du bizarre: récupéré par les gays, les gothiques, les rôlistes, les geeks, les cinéphiles... aimer le Rocky Horror, c'est se démarquer, être différent. Pour moi, c'est avant tout du 10e degré et un pur moment de Rock 'n Roll. On y retrouve tout: sexe, drogue, décadence... Comme le dit Franck N'Furter: "Don't dream it, Be it". Finalement une philosophie bien oubliée 30 ans après !
N’hésitez pas à aller tous les vendredi et samedi soir au cinéma Studio Galande, rue Galande (Paris, pas loin de Notre Dame), et vous mélanger avec tous ces personnages étranges. La séance est toujours animée par des associations de fans.

A noter enfin qu’un remake est prévu avec Marilyn Manson dans le rôle de Franck N’Furter.

dimanche 7 janvier 2007

2007 : la fin du Monde, mes amis !!!

Voyons un peu ce que nous subirons pour cette nouvelle année dans les salles obscures.
Dans un premier temps, notons cette grande vague de revival :

Stallone, Sly pour les intimes, a bien besoin d’argent. Ainsi ressort-il de son placard ces personnages qui ont fait de lui sa renommé.

Rocky : Adrianne a cassé sa pipe, son fils ne lui donne jamais de nouvelles, Rocky est désemparé. Un nouveau champion fait la Une mais ses promoteurs n’arrivent pas à trouver d’adversaires à sa taille. La légende Rocky refait surface.
Que dire, sinon que ça sent le réchauffé ?

Rambo IV: John Rambo est engagé par une ONG pour les protéger des pirates Birmans durant une mission humanitaire destinée à aider le peuple Karen. Alors que certains des bénévoles sont faits prisonniers, Rambo met sur pied une opération de sauvetage avec l'aide de mercenaires... (source : Allociné)
Bon sang ! 6 ans après l’attentat des Twin Towers, Rambo se réveille ! Remarquez, le synopsis n’a rien à voir avec une propagande anti-terroriste afin de remonter le moral des américains moyens. Mais alors quel est l’intérêt de ce film ?

Dans le genre on tire sur la corde :

Die Hard 4 : Une attaque sur les infrastructures informatique des Etats-Unis va engendrer un début de chaos dans le pays tout entier. Le mystérieux pirate a prévu le moindre détail de son plan numérique, mais n'imaginait pas qu'un grain de sable "analogique" pourrait dérégler la machine : John McClane.(source : Allociné)

Hannibal Lecter, aux origines du Mal : heureusement Hopkins reste dans ce nouvel opus qui traite de l’enfance du Cannibal.

Highlander 5, The Source : avec Adrian Paul (ben oui, dans le 4 notre Chrichri national perd la tête), revendra sur les origines des Immortels…

The Power of the Dark Crystal : une suite (utiles ?) au magnifique film “d’animation” (avec des marionnettes) datant de 1982.

Après les fonds de tiroirs, les suites:

Taxi 4 : pouah ! encore un film sur des beaufs, fait pas des beaufs, pour des beaufs ! Grosses bagnoles tunées, pauvres gars machos qui insultent gratuitement tout ce qui est équipé d’un cerveau et/ou de gros seins, que de l’intelligence en barre !

Les Vacances de Mister Bean : j’adorai le personnage de mini-série, mais le long métrage ne s’adaptait pas très bien à ses sketchs. Après toutes ces années (et ces films), Rowan Atkinson entraîne son personnage en France pour de nouveaux délires. Soit du très bon, soit du très mauvais…

Spider-Man 3 : Sam Raimi toujours aux commandes, pour un film qui s’annonce très sombre. J’aime assez les 2 premiers opus, même s’ils accentuent trop l’aspect super-héros : « de grands pouvoirs incombent de grandes responsabilités », un truc du genre, vous me corrigerez… Bref, ça manque de fun, et ce n’est pas ce dernier qui va nous en donner ! Mais à voir.


Et dans la foulée (nous en reparlerons): Pirates des Caraïbes 3, Shrek 3, les 4 Fantastiques contre le Surfer d’Argent, La Colline a des Yeux 2, Ocean’s Thirteen (est-ce bien utile ?), Harry Potter et l’Ordre du Phoenix, le Cœur des Hommes 2, , Hostel 2…

Dont certains nanards : Alien Vs. Predator 2, Resident Evil 3, Gomez et Tavarez, Rush Hour 3

Bonne Année 2007 à tous, et bons films !

samedi 6 janvier 2007

And the winner is...

Bonjour à tous !

En guise de premier message, tentont de dégager ce qu'il y a eu de bon en 2006:



Lord Of War:

Yuri (Nicolas Cage) est l'un des vendeurs d'armes les plus riches du monde. En suivant son parcours, on découvre de nombreux travers (mais pas tous) de la politique internationale. Ainsi comment des millions d'armes ont disparus à l'Est après la chute du communisme, comment sont armées les tribus en Afrique, etc.

Un film magnifiquement réalisé, avec par exemple un scène d'introduction où l'on suit une balle depuis sa confection jusqu'à ce qu'elle aille se ficher dans la tête d'un soldat africain d'à peine 15 ans, avec des dialogues percutants. On voit bien que les scénaristes se sont très bien informés avant d'écrire le film, puisque pour une fiction on se situe toujours à la limite du documentaire. Un film que je rapprocherai avec Le Cauchemard de Darwin, un documentaire sur la Tanzanie pas très bien réalisé mais qui propose quand même une certaine réflexion sur l'influence néfaste des Occidentaux dans les conflits africains.






Tideland:

Enfin le retour d'un Gilliam audacieux.

A la mort de sa mère, Jeliza-Rose ( Jodelle Ferland, la gamine de Silent Hill) s'installe avec son père dans une vieille maison abandonnée qui aurai appartenue à sa grand-mère. Très vite la gamine est abandonnée à elle-même et va faire la connaissance de ses étranges voisins.

Une histoire basée sur l'imaginaire des enfants qui n'est pas toujours aussi rose où Gilliam s'amuse avec les limites du politiquement correct et des bonnes moeurs. Un film dérangeant...






Little Miss Sunshine:

L'histoire d'une famille, les Hoover, dont la petite dernière doit participer à un concours de beauté. Un véritable road movie en famille, où chaque membre a sa personnalité: le grand-père passionné par les femmes et le porno, le père qui prône la réussite tout en étant un éternel perdant, l'oncle intello gay suicidaire, le fils fan de Nietzsche qui refuse de parler tant qu'il n'aura pas quitté sa famille, et la mère noyée parmi tous ces individus à problème.

Une fable humaine où on apprend à s'accepter avec ses faiblesses. Et surtout un final hilarant !!!







Le Labyrinthe de Pan:

Une magnifique fable de Guillermo Del Toro: pendant la révolution espagnole, une petite fille et sa mère, enceinte, est placée sous la garde de son beau-père (Sergi Lopez), un colonel tyranique. Dans ce monde de brut, la petite rencontre un Faune qui lui promet de s'enfuir dans un univers féérique si elle réussit 3 épreuves.

Un film dont l'histoire est enfantine mais le visuel, gore et violent, est réservé aux adultes. Seul Del Toro peut nous offrir un tel spectacle. Un film dur, mais magnifique !












The fountain:

A travers différentes époques, le combat d'un homme (Hugh Jackman) pour sauver sa femme.

Je n'en dis pas plus sur l'histoire, les différents résumés que vous pourrez lire ne correspondent pas du tout au film et je ne voudrai pas me planter comme eux. C'est une histoire simple, un questionnement sur la mort et son acceptation, dans un film magnifiquement réalisé, avec un très beau visuel, très poétique. Les acteurs sont justes et émouvant. Un grand moment de quiétude sur un sujet tragique mais qui nous touche tous un jour ou l'autre.

Voilà ma sélection pour 2006, à vous de choisir lequel mérite de rester dans les Annales...